Un nouveau cartel des droites à Vigneux soutenu par NDA ?

Mis à jour : 28 avril 2019


Attaques personnelles en direct contre Ali Baddou, le 24 février dernier à Questions Politiques, puis dix jours après contre Patrick Cohen sur le plateau de C à vous. Folle histoire du rattachement de l’Alsace à l’Allemagne relayée par Bernard Monot, l’un de ses eurodéputés. Limogeage d’une de ses candidates, Emmanuelle Gaven, qui devait apporter, avec son père, 2 millions pour la campagne européenne mais dont les dérapages racistes ont été exhumés. Ouiza / Lisa Haddad, sa suppléante, qui alimente la polémique sur la question des prénoms francisés alors qu'Eric Zemmour est invité à Yerres le 13 février. Appel "à ne pas laisser repartir vivants les députés de la majorité" à Orly etc... Nicolas Dupont-Aignan a encore choqué, le 16 avril, évoquant gratuitement, l'éventualité d'un acte terroriste lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris. Aujourd'hui affaibli dans les sondages, il a lâché la majorité menée par l'ex-maire LR Serge Poinsot , dont il bénéficiait

encore du soutien en mai 2017, lors des élections législatives. Il doit ainsi trouver une autre stratégie pour peser à Vigneux. Qu'elle est-elle ?





Avec la bénédiction affichée du député, une chartre graphique proche, la suppléante Lisa Haddad et la Force Vigneusienne (ex proches du FN) distribuaient déjà en 2018 des tracts visant à préparer 2020 à la gare et dans les boîtes aux lettres. La stratégie semble se clarifier en ce mois d'avril 2019. La majorité municipale actuelle, qui était l'an dernier encore celle de Serge Poinsot, était déjà un cartel des droites formé avec des personnalités historiquement proches de Nicolas Dupont-Aignan. On ne change pas les recettes qui ont réussi. Une seconde alliance des droites, ouvrant encore plus qu'hier la porte aux extrêmes, se profile à Vigneux. Frédéric Latour, collaborateur du Sénateur de la Vienne Alain Fouché (LR) a affirmé sur Twitter puis Facebook ses intentions à Vigneux, affichant publiquement ses liens avec Lisa Haddad et d'autres DLF.


Dans sa publication annonçant ses intentions le 3 avril, il évoque, photos à l'appui, les différentes personnalités qu'il a croisé au Club Vaugirard dont il est le fondateur. Mais, ces personnalités, dont certaines sont des figures politiques proches d'En Marche aujourd'hui, pourraient-elles elles-mêmes se lier, comme Frédéric Latour, avec des dupontaignantistes ? Les dérapages et la proximité avec le Front National serait aujourd'hui un obstacle.



Aussi, le ton de la campagne qu'il entend mener est, donné, rappelant les dérapages chez DLF. Sur Facebook, les premiers échanges publics avec le responsable Renaissance - La République en Marche local sont déjà émaillés d'attaques gratuites et de désinformation. Frédéric Latour a affirmé avoir été informé par des élus de l'opposition et de la majorité que Florent Pécassou avait essayé d'être sur la liste de Serge Poinsot en 2014. "Je doute qu’un seul membre de la majorité me connaissait en 2014..." raille l'intéressé. Florent Pécassou, ex-militant d'un parti de centre-gauche très éloigné donc du cartel des droites vigneusien, a rompu tout engagement politique en 2012. Il ne se trouvait plus en adéquation avec les choix de son ancien mouvement. Il n'a repris un engagement politique qu'en 2016 avec l'émergence d'une nouvelle dynamique centriste, incarnée par la majorité nationale actuelle et aujourd'hui ralliée par son ancien mouvement.







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