Rentrée des classes : nouveautés, rumeurs et perspectives...

Mis à jour : 15 sept. 2018


La rentrée 2018-2019, réalisée en musique selon le souhait du Ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, est riche de tant de nouveautés et rumeurs qu'il n'est pas toujours facile de s'y retrouver.


Les nouveautés


Avec le retour à la semaine à 4 jours, permis dès la rentrée dernière, les communes sont encouragées, à travers le plan Mercredi, à organiser le mercredi un accueil à ambition culturelle, sportive et/ou environnementale. Un label rendra visibles les communes et associations participantes. Notre ville s'en saisira-t-elle ?


La "grande nouveauté" mise en place par la mairie et figurant dans le Petit Vigneusien est, à ce jour, un "portail famille" accessible depuis l'adresse internet https://portail-vigneux91.ciril.net/guard/login . Il s'agit en fait d'une plateforme strictement administrative de paiement des factures liées à la scolarité et d'inscription à l'accueil parascolaire.


Dans le domaine pédagogique, après la suppression, l'année passée, du prédicat, la mise en forme des programmes se précise. La pratique de la dictée quotidienne et une première approche de tous les types d'opérations sont encouragées dès le CP. L'apprentissage, à minima, du premier couplet de la Marseillaise est fixé au CE2. Des tests d'évaluation nationaux seront réalisés au CP, en CE1, en sixième et en seconde. La méthode de Singapour est promue par Cédric Villani, mathématicien et député de l'Essonne.


Le dédoublement des classes de CP et CE1 se poursuit dans nos écoles REP. Toutes les classes de CP REP+ et REP seront ainsi dédoublées cette année. Pas moins de huit écoles sont concernées à Vigneux-sur-Seine et plus de 4 300 élèves en Essonne. Les classes de CE1 ne bénéficiant pas du dédoublement cette année en bénéficieront l'année prochaine. Le coût de cette mesure est présenté comme un investissement pour l'avenir visant à éviter le décrochage scolaire et à introduire plus d'équité sociale.


Vols, photos ou enregistrements sans l'accord des protagonistes, visionnage de contenus pour adultes, interruptions de cours, addiction aux écrans, conflits et harcelement en ligne... Le portable, source de sécurité pour les parents qui souhaitent pouvoir joindre à tout moment leurs enfants, est souvent source de problèmes au collège et plus rarement à l'école. Jusqu'à présent, les établissements pouvaient faire le choix d'autoriser l'usage du portable en dehors des salles de classe. Cela avait été le choix de l'établissement Henri Wallon avant le changement de direction, il y a quelques années. Une loi visant à mettre fin à l'usage des portables dans les écoles et collèges est entrée en application.


Les rumeurs


Une rumeur propagée sur internet, ayant interrogé beaucoup de vigneusiens, voulait faire croire que des cours d'éducation sexuelle explicites seraient mis en place dès la maternelle. Hors, ce n'est pas le cas. Derrière cet intitulé générique, les différentes circulaires précisent bien que l'évocation de notions telles que l'intimité, le respect du corps, de soi et des autres, la prévention des violences, des propos sexistes, la question des différences morphologiques... doit s'adapter à l'âge des élèves. Il n'est pas question de cours explicites dès le plus jeune âge.


Les propos de Jean-Michel Blanquer sur la question d'offrir la possibilité de l'étude de l'arabe à l'école en fonction des réalités locales au même titre que "d'autres grandes langues de civilisation", de l'allemand dans l'est de la France, de l'espagnol ou de l'italien dans le sud, du chinois, portugais ou du russe, ont provoqué des propos, notamment tenus par Robin Reda ou Nicolas Dupont-Aignan, donnant parfois lieu à des rumeurs infondées. L'arabe est un enseignement facultatif qui a déjà, comme à Vigneux-sur-Seine, pu être envisagé/proposé. Il n'a jamais été question ni de la généraliser, ni de le rendre obligatoire.


Les perspectives



A l'heure où localement, l'extension et la réhabilitation de l'école Marcel Pagnol, avenue de la Concorde, se poursuit, de nouvelles réformes sont encore attendues. Sont ainsi dans le viseur des prochaines rentrées, l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à 3 ans, 50% de bio dans les cantines, des petits-déjeuners gratuits et des repas à un euro pour les familles défavorisées, notamment en REP+, l'obligation de formation jusqu'à 18 ans...


Enfin, après le rétablissement des classes bilingues dans les collèges, une quinzaine d'écoles de l’Essonne testent le dispositif dans la perspective d'un élargissement à d'autres établissements.


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