Le reproche d'une ville et agglomération, à l'image du Boulevard : de plus en plus fracturées.

Mis à jour : 23 déc. 2018


Le dernier conseil communautaire qui s'est tenu le 6 décembre au centre Georges Brassens et la permanence organisée par la municipalité le samedi 15 décembre au quartier du Lac furent particulièrement houleuses. Des fractures s'affichent, entre politiques, dans le camp LR, mais aussi face aux habitants et leurs nombreuses doléances. Les politiques menées par les différentes strates territoriales ne permettraient pas à notre ville de faire corps tant sur le plan des projets urbanistiques annoncés que sur le plan des événements qui y sont organisés.



Premier symbole de ce déchirement, le conseil communautaire fut, comme l'est aujourd'hui le conseil départemental, le théâtre d'un nouvel affrontement entre Georges Tron et François Durovray, président de la communauté d'agglomération. Le maire de Draveil s'inquiète de la fusion de la commission des finances, dont il avait la responsabilité, avec celles des personnels, moyens généraux et mutualisations des services. Il l'estime incohérente car elle concentre, selon lui, 80% de moyens et mêle l'inconciliable : services influençant la dépense et services responsables de la bonne tenue des comptes. Les élus de Draveil ont quitté le conseil sans même attendre sa fin.


La permanence du quartier du Lac a vu également l'émergence de critiques feutrées envers François Durovray en tant cette fois que président du département et ex-maire de Montgeron. L'impression d'une différence de traitement entre Montgeron bénéficiant de nombreux financements départementaux pour ses aménagements récents et Vigneux a été soulignée avec l'assentiment de Nicole Poinsot. Réaction étonnante alors même que François Durovray entretient une grande proximité avec son ancien collaborateur, devenu maire, Thomas Chazal. Autre désaccord évoqué : le projet de franchissement de la Seine soutenu par Valérie Pécresse, François Durovray et la mairie de Vigneux-sur-Seine est critiqué par la mairie d'Athis-Mons et Georges Tron qui vont dans le sens d'un projet alternatif.


Sans considération des accusations de népotisme rappelées, la permanence du quartier du Lac fut ainsi présidée, comme celles des autres quartiers, par Nicole Poinsot. Au grand dam des habitants, le maire de la ville n'était, comme lors des autres réunions du type, pas présent. Les sujets s'enchaînèrent anarchiquement. De nombreuses similitudes avec les doléances faites dans les autres quartiers :

- la question polémique de l'implantation de nouvelles antennes relais dans la ville,

- l'inefficacité regrettée de la police municipale face aux attroupements,

- la propreté des rues avec en particulier des plaques de béton ou déchets végétaux abandonnés,

- le manque de pédagogie en ce qui concerne les compteurs Linky avec une publication jugée trop tardive dans le magazine municipal sur le sujet,

- la question des bus, trop souvent en retard, et de la refonte de la gare,

- les aménagements liés à la voirie pour sécuriser ou réduire les nuisances, avec notamment l'aménagement d'un passage piéton déjà demandé à une précédente réunion et non réalisé pour permettre le passage avec poussettes de familles ou assistantes maternelles...


Lorsque les enjeux d'aménagement des abords des espaces commerciaux du Valdoly et du boulevard Henri Barbusse furent soulevés, le thème d'une ville fracturée fut pointé du doigt. Nicole Poinsot avait déjà soulevé l'indignation en proposant des îlots latéraux ralentisseurs, similaires à ceux de la rue Réné Gauthier, sur d'autres artères du quartier. Elle souleva à nouveau l'indignation réitérant le projet, avec le département, de multiplier en pleine ville, "comme à l'entrée de Montgeron", des terre-pleins centraux séparateurs. La remarque lui fut faite que le boulevard était "la vitrine de la ville", l'emplacement de nombreux commerces au besoin de fluidité, que d'autres aménagements étaient possibles pour sécuriser le trafic sans reproduire les erreurs du passé et "couper une nouvelle fois la ville en deux"...


© Google 2018

Ce sentiment de fracturation de la ville fut également souligné de façon plus symbolique et globale. Le manque de publicité par la municipalité en dehors du quartier à l'occasion du championnat de France de joute nautique fut mal vécu par les riverains. "Des fanions ou banderoles sur le boulevard, les routes départementales, lieux de passage obligés dans la ville, auraient pourtant suffit" pour unir la ville autour de cet événement, souligne-t-on.

225 vues