Fact-checking : la première lettre du nouveau maire.

Mis à jour : févr. 27


Le 13 octobre 2018, Thomas Chazal, a été, sans surprise, élu maire par la majorité municipale. Une lettre a été envoyée à presque tous les vigneusiens pour informer la population. "Presque" car certains d'entre nous ne reçoivent en effet plus ni le magazine municipal, ni les lettres du maire, glissés dans les publicités.


Une première chose est à noter dans cette lettre datée du 16 octobre, les propos tenus au sujet des difficultés judiciaires se veulent beaucoup plus consensuels qu'en conseil. "Il ne m'appartient pas ici de porter un jugement" remplace l'évocation de "l'innocence" du maire fait devant les journalistes, élus et citoyens rassemblés en mairie le 13 octobre. Il faut dire que ce premier discours ainsi que les propos combatifs au Parisien de Nicole Poinsot, promue dixième adjointe, prête dès à présent à la bataille pour les municipales, avaient étonné, compte tenu des circonstances.


Le nouveau maire se présente ensuite en insistant sur son rôle de collaborateur auprès de François Durovray, président montgeronnais de la communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine. Il a démissionné de ces fonctions à l'agglomération pour endosser de nouvelles en tant qu'élu. Fidèle à celui qui est aussi président du conseil départemental et à Valérie Pécresse, il exprime tout son soutien dans le cadre du projet de liaison routière et de pont entre le Réveil Matin et Athis-Mons. Ce sujet divise les LR, élus et citoyens athégiens appelant à un projet alternatif.


Sont aussi évoqués la continuité des projets mis en œuvre : une tour 27 de béton et de bois à nouveau vouée aux logements, point culminant de la ville, la restructuration du quartier des Briques Rouges avec la destruction de la halle pour l'aménagement d'une nouvelle place de marché, présentée, après la place du 14 juillet, comme le nouveau cœur de ville, les travaux d'Île-France Mobilités / SNCF autour de la gare.


La phrase "Nous terminons la réhabilitation de nos huit groupes scolaires en 2019 avec l'école Edouard Herriot", de la part de l'ancien adjoint à l'éducation et à la jeunesse, a fait réagir de nombreux parents d'élèves et enseignants. "Nous terminons ? Faute de place, nous avons des bungalows de chantier que l'ancien maire appelait -chalets- dans la cour de l'école à Joliot Curie. La cour est comme amputée.", relate une maman. "Ils doivent en plus faire des travaux dans cette cour car elle s'effondre par endroit... J'espère qu'ils auront fini à la rentrée..." renchérit son mari. "Les CP n'ont pas pu être correctement dédoublés car nous

n'avions pas assez de salles de classe. On a bien assez de professeurs mais pas assez de locaux et on se retrouve à deux classes dans une même salle. J'espère qu'il s'agit d'une erreur de langage.", explique un professeur alors que se profile également le dédoublement des classes de CE1.


Pour comprendre la situation des établissements REP sur notre commune, il faut rouvrir le dossier du projet Altera Gogedim sur l'ancien site industrieux en bordure de la darse et de la rue Pierre Marin. Un héritage de l'ère Poinsot. Il s'agit d'un projet de 2 000 nouveaux habitants qui doit impliquer l'érection d'une crèche et d'une école sur un site à ce jour pollué, avec une participation limitée du constructeur au coût de ces nouveaux équipements. La commune est en contentieux avec la préfecture sur ce sujet qui rappelle beaucoup celui des résidences du Parc de Rouvres, où déjà, la non prise en compte des spécificités environnementales du site avait conduit la justice à stopper le chantier. Parmi les écoles qui sortent, il est vrai, de terre, il manque ainsi en réalité une école dans notre ville.


Cartographie © Google 2018

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