Georges Tron, une opposition allant jusqu'à l'irrespect ? Un danger pour le front républicain ?

Mis à jour : 31 oct 2019


Le conseil communautaire s'est rassemblé le 15 octobre à Vigneux-sur-Seine, au centre Georges Brassens.


Quelque peu clairsemé, côté élus, le public était lui présent. Si des probables co-listiers de Frédéric Latour avaient fait une courte apparition dans l'audience du dernier conseil municipal, arrivant après le début et repartant avant la fin, ils n’étaient à nouveau pas visibles ici. Les marcheurs et leurs alliés, étaient eux une dizaine autour de Florent Pécassou et Faten Ben Amhed. Des élus dont Danielle Passarrieu, pour le PS, et Fouad Sarri, pour le Modem, étaient également dans l'auditoire.


Force est de constater que l'ambiance à laquelle ils ont assisté fut et reste délétère. Comme à l'accoutumée, elle a été marquée par les joutes de Georges Tron relatives aux finances. Arrivé ostensiblement en retard, il a tout aussi ostensiblement lu un ouvrage tout au long de la séance. Une opposition allant jusqu'à l'irrespect ? Lorsque Thomas Chazal a tenu des propos plutôt favorables à la politique de la ville conclue avec l'Etat, Georges Tron, l'a affublé à plusieurs reprises du sobriquet, "Père Chazal". Une familiarité peu commune entre maires dans ce type d'institution. On évite d'ordinaire de froisser la commune voisine, de surcroît quand elle partage l'étiquette...



Côté décisions, le futur siège de la communauté d'agglomération, qui n'a pas manqué de faire sortir de sa lecture Georges Tron, sera implanté dans de nouveaux locaux loués, rue Rossini, à Yerres. Ils étaient jusque là répartis sur deux sites à Brunoy et Draveil. L'édile conteste le budget espéré à sa revente.


L'agglomération participera également à hauteur de 1 million d'euros aux travaux de voirie à Vigneux-sur-Seine. Le théâtre draveillois Cardwell sera mis à disposition à titre onéreux pour le conservatoire de Vigneux-sur-Seine, la ville ne possédant pas encore de salle adaptée.


La légitimité des subventions aux cinémas a été remise en cause par l'opposition de gauche car elles ne représenteraient qu'une modération minime du prix du ticket.


L'ordre du jour et un compte-rendu sont disponibles sur le site institutionnel.


Que cache l'opposition frontale entre Georges Tron, François Durovray et désormais Thomas Chazal, dans la perspective des élections de 2020 ?


Alors que, Nicolas Dupont-Aignan cherche plus que jamais à prendre sa revanche, parachutant en deuxième choix, son porte-parole toulousain Benjamin Cauchy, Georges Tron s'isole. Isole-t-il, avec lui, sa commune, du front républicain ayant ravi au député la présidence du Val d'Yerres Val de Seine après son alliance avec le Rassemblement National ? Jacques Stouvenel, élu sous l'étiquette Rassemblement Bleu Marine, devenu soutien de Nicolas Dupont-Aignan puis de Frédéric Latour, s'affiche publiquement pour une agglomération passant dans les mains de Georges Tron.


Tweet public de Jacques Stouvenel (ex. RBM)

Une chose est sûre : le destin du Val d’Yerres Val de Seine se joue en grande partie à Vigneux-Sur-Seine, où le député DLF, sujet sur le plan national de toutes les polémiques, joue sa survie politique... Les stratégies de chacun sont ainsi lourdes de sens. Aussi, si François Durovray a choisi opportunément de s'éloigner de l'étiquette LR, dont on connaît avec Laurent Wauquiez, François-Xavier Bellami, Nadine Morano... le virage idéologique incertain, Thomas Chazal, plus conciliant qu'il ne l'a été par le passé avec la majorité présidentielle, fait partie des premiers investis LR.


Une agitation politique alors que La République En Marche, après avoir bouleversé le paysage politique national, investi Florent Pécassou sur la commune, rappelle sa stratégie de front républicain face au RN... "à DLF et toutes formes de connivences"... précise-t-on localement.

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