1er mai : des vigneusiens choqués

Updated: May 2, 2019

La journée des travailleurs a été en partie gâchée tant à Paris qu'à Vigneux. Si à Paris, on parle d'incidents à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, on nous rapporte à Vigneux l'intervention de la police autour du stand de vendeuses des traditionnels brins de muguet en face de la Pharmacie de la Liberté et des affiches de la CGT qui ont choqué.


Tout notre soutien d'abord aux vendeuses des brins de muguet visiblement victimes du vol de leur caisse. Rappelons le respect normalement dû à cette tradition printanière remontant au moyen-âge, en cette journée des plus symboliques.


Des jeunes vigneusiens compatissants amassés autour des victimes à l'arrivée de la police.

Une matraque de CRS ruisselante de sang avec un ourson en peluche démembré au sol, et une inscription: "Touchez pas à nos enfants". C'est cette affiche qu'on voit fleurir ces derniers jours dans Vigneux. Des syndicats de police avaient demandé son retrait en décembre mais la CGT a décidé de la maintenir, ajoutant en ce 1er mai, ces quelques mots plus politiques : "L'affiche que veut interdire monsieur Castaner!". Pourquoi ? Le ministre de l'intérieur a porté plainte pour diffamation publique envers des fonctionnaires de police.


Panneau d'affichage, boulevard Henri Barbusse

Il faut dire que le syndicat n'est pas son coup d'essai. Il a multiplié les affiches du genre depuis plusieurs années encourageant la suspicion anti-flic y compris en cette période difficile. En avril 2016, il avait publié une affiche avec ces mots teintés de sang: «La police doit protéger les citoyens et non les frapper». En mai de la même année, après les manifestations contre la loi travail, des policiers avaient été représentés les pieds dans une mare de sang. «Stop à la répression», était-il écrit.


Petit retour de bâton. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT a été contraint de s'écarter momentanément du cortège aujourd'hui à cause de "black blocs" essayant d'en prendre la tête. Il a ainsi fallu l'intervention des forces de l'ordre qu'il critiquait quelques instants plus tôt pour sécuriser la manifestation. "Il a fallu qu'on s'identifie, c'est insupportable!" se plaignait-il peu de temps avant ces événements.


Irrationalité, exagérations, haine anti-État encouragée par certains à des fins électoralistes, tant politiques que syndicales, perte de valeurs... Beaucoup en appellent au retour à la responsabilité de tous en ce 1er mai.

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